La malédiction de l'Ankou.
Janvier 2009. Jean-Michel Thibaux rentrait d'un de ses voyages dans le sud et moi de Bretagne. Nous étions dans notre QG, (un petit bar dans un port) et je lui racontais les âneries que je faisais avec l'un de mes cousins quand nous étions adolescents. A savoir comment nous nous déguisions en Ankou, le valet de la mort, pour ficher la trouille aux villageois du hameau où nous avions une maison de famille. A mon grand étonnement, J-M T, après avoir bien rigolé, me persuada d'écrire sur ce sujet un roman à quatre mains en y ajoutant l'idée d'une rencontre peu banale entre un provençal et un breton durant la guerre de 14. Moins d'une semaine plus tard, le synopsis partait chez Anne Carrière qui nous fit confiance en nous signant un contrat sur une vingtaine de pages. Durant neuf mois, nous nous sommes renvoyé nos personnages et nos chapitres en y prenant un immense plaisir. A nous deux, donc, un an et demi pour écrire ces huit cent pages d'une saga historique qui au dire même de l'éditeur est un "Guerre et Paix" bien plus agréable à lire que son éponyme. Les lecteurs jugeront.
Les neuf vies de Lucifer.
De l'Egypte à Rome, de Pise à Paris, de Marseille à Sofia, dans chaque pays, sur chaque continent, dans chaque port où j'ai accosté, dans chaque ville où je me suis arrêté, j'ai toujours trouvé un copain chat qui traversait la vie de son pas de seigneur et acceptait de faire un bout de chemin en ma compagnie. Le moins que je pouvais faire était bien de leur rendre hommage avec ce petit livre, en racontant l'histoire de l'un d'eux, un très vieux gros matou aux longs poils noirs qui s'appelait Lucifer et qui allongé sur la table d'un bistrot de Port Blanc, m'a narré ses neuf vies après m'avoir fait promettre d'en faire un bouquin. Promesse tenue.
Les cercles du pouvoir.
L'idée de ce roman est née d'une rencontre avec trois personnages hauts en couleur, qui prétendaient être sur la piste du trésor de Salomon. Cela se passait en 2006 lors d'une escale à Portoferraio, au sud de l'île d'Elbe. Plus tard, à Livourne dans un restaurant du port de commerce, mes voisins de table discutaient des Skull & bones, censés, d'après eux, diriger le monde. Une quinzaine de jours après ce repas, en escale a la Spezia, dans le port de Porto Lotti, la touche finale me fut apporté par la rencontre avec le capitaine américain, d'un superbe yacht de 40 mètres, appartenant a un distingué anglais, dont personne, pas même le capitaine, ne connaissait l'activité exacte, mais qui assurément devait être fort lucrative. Il ne restait plus qu'a faire se croiser tous ces personnages.
Les parfums de Phaselis.
En mars 2007, invité par l’intermédiaire d’un ami écrivain, a l’université d’Antalia, au sud de la Turquie, j’ai décidé de prolonger ce séjour en visitant les villes antiques de la côte. Fin connaisseur de l’Histoire antique, mon ami m’entraîna un mois durant de sites romains en ruines grecques toutes plus grandioses les unes que les autres, mais malheureusement envahies de touristes bien peu respectueux de l’Histoire. La veille du départ pour l’île de Chios en Grèce, mon ami m’emmena visiter le site de Phaselis qui suivant ses dires distillait une ambiance étrange, encore chargée d’un passé grandiose. C’était la fin de l’après midi et nous étions seuls, si l’on oublie le propriétaire d’un antique fourgon Citroën servant de débit de boissons.
Et là, j’ai vu vivre les personnages qui sont dans le livre. De plus, il est important de savoir que dans le fourgon Citroën, il n’y avait que des sodas sans alcool.